AUTOUR DE JACQUES COPEAU… Histoires de nos jeux, Le Théâtre du Vieux Colombier, Le Masque, Pascal Copeau, Jean-louis Barrault…
Histoire de nos jeux
de Marie-Hélène Dasté
Editions SEGUIER ARCHIMBAUD
décembre 2006
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A propos de Marie -Hélène Dasté
texte de Catherine Dasté en préface de « Histoires de nos jeux »
C’était la plus belle femme du monde. Je le pensais, et c’était peut-être vrai.
Le soir, dans mon lit, j’aimais qu’elle me dise les histoires de son enfance, cette enfance heureuse auprès de sa mère danoise, de sa sœur Edi, de son frère Pascal. Je lui disais: « Raconte-moi des histoires de quand tu étais petite! »
Les enfants Copeau ne cessaient d’inventer, d’illustrer, de jouer leurs histoires: leurs poupées (ces poupées d’autrefois, au visage de porcelaine, avec des paupières qui se fermaient) avaient des caractères affirmés et une vie intense qui me ravissait.
Les Copeau ont changé plusieurs fois de maison et ils faisaient parfois de longs séjours chez leurs amis André Gide, Jean Schlumberger, Théo Van Rysselberghe, qui inspiraient à l’occasion les créations des enfants! Marie-Hélène, Edi, Pascal se protégeaient de l’imprévu en vivant dans leur monde, qu’ils appelaient le tout rond, parce que rien ne pouvait, ne devait venir troubler la quiétude de leur refuge. . ~
Leur père, Jacques Copeau, s’intéressait passionnément à leurs ‘inventions qui nourrissaient son projet d’École de théâtre. C’est à sa demande que Maiène (contraction affectueuse de Marie-Hélène, adoptée par tous), âgée de 14 ans, entreprit de noter et d’illustrer ces jeux.
j’aimais aussi regarder ma mère dessiner et peindre ses maquettes de costumes, installée sur son trône, comme elle nommait l’estrade, semblable à celle de saint Jérôme, où, entourée de ses pinceaux, de sa palette, de ses tubes d’aquarelle, elle dessinait minutieusement. Et je la contemplais longtemps, fascinée.
Je me souviens en particulier de Marie Stuart, avec sa magnifique parure de reine, puis dans une robe rouge, au col arraché, puisque Marie allait être décapitée.
Dès sa naissance, son père l’avait vouée au théâtre, à son rêve de théâtre.
Il avait entrepris de la façonner, de l’instruire, d’en faire sa création. Elle adorait ce père. Elle a accepté d’exister pour lui, de devenir ce qu’il voulait qu’elle fût, avec bonheur, avec fierté, avec amour. Elle a rempli sa mission de serviteur du théâtre, comprise dans sa plus haute exigence.
Plus que la comédienne qui impressionnait par sa beauté, par l’intensité de sa présence, plus que la créatrice de centaines de costumes, elle a été un témoin, parfois un conseiller écouté auprès de Charles Dullin, de Louis Jouvet, de Gaston Baty, de Jean-Louis Barrault, de Jean Dasté, veilleur infatigable, curieuse de la vie, compagnon de route passionné, toujours fidèle à l’idéal intransigeant de son père, le semeur de graines …
« Maiène, notre porteur d’esprit, et présidente des Émerveillés! », disait d’elle Jean-Louis Barrault.
CATHERINE DASTÉ
A lire le livre magnifique et très documenté
Théâtre du Vieux-Colombier
(1913-1993)
De Marie France Christout, Noelle Guibert et Daniele Pauly
institut Français d’architecture
Editions NORMA ,1993
à lire dans le magnifique livre
de GUY FREIXE
LES UTOPIES DU MASQUE
sur les scènes européennes du XXème siècle
GRAND FORMAT
Les voies de l’acteur
L’Entretemps éditions -2010
particulièrement dans le Chapître 4 :
L’expérience Révélatrice – sur les traces de Jacques Copeau
I- Le masque « Noble » à l’école du Vieux Colombier (1921-1924) (pages 115-134)
II-La « Comédie Nouvelle » : une comédie de masques(pages 135-146)
III-Des voies ouvertes…(147-157)
et les témoignages de : Jean Dasté « La découverte d’un monde merveilleux » p .279.
De Etienne Decroux : « le corps est un clavier musical » p.281.
De Catherine Dasté : « Cacher le visage afin que le corps parle » p. 284 , et »A propos des Copiaux » p.286
et les textes de Jacques Copeau cités en exergue : « Être possédé par le masque » p.137 et « Des types modernes » p. 139
de Charles Dullin : « L’attrait du masque « p.153,
de Etienne Decroux: « Moralité du masque » p.154
et de Jacques Lecoq: « Ma rencontre avec Jacques Copeau ».P.162
Une petite curiosité dénichée par un adhérent des « Amis de Jacques Copeau »
dans le numéro 11 du magazine « Jazz-hot » – octobre 1936










