Léon Chancerel

Léon Chancerel (1886-1965) Auteur, animateur, acteur, metteur en scène français.

Après des débuts littéraires, la rencontre en 1920 avec Jacques Copeau orientera toute sa vie. Il collabore au Vieux-Colombier, puis à la « retraite » en Bourgogne et au début de l’aventure des Copiaus, pour qui il écrit des petits actes et des chansons.

De retour à Paris en 1925, il collabore ponctuellement avec dullin, Pitoëff et Jouvet.  Il est au côté de Charles Dullin lors de la fondation de l’ Atelier, puis en 1927, nous le voyons à la Comédie des Champs Élysées, avec Louis Jouvet.

Il fonde ensuite Le Centre d’Etudes et de Représentions dramatiques, le Théâtre des Quatre vents.

Il travaille en 1929 avec Paul Doncoeur pour adapter les préceptes de Copeau au théâtre routier. Il se révèle alors pionnier du théâtre pour la jeunesse, en fondant au sein du scoutisme français la Compagnie des Comédiens routiers (1929) qui donnait des représentions populaires dans toutes les provinces de France et à l’étranger.cette compagnie amateur va connaitre un grand développement jusqu’en 1939. Chancerel poursuit avec eux un double objectif : une formation technique approfondie, fondée sur l’entraînement corporel, l’improvisation et le masque ; la création d’un répertoire apprroprié : jeux dramatiques avec récitations chorales, petites farces et célébrations religieuses (Noëls routiers, Compassion de Notre-Dame).

En 1935, il fonde un théâtre pour enfant  : Le Théâtre de l’Oncle Sébastien, basé sur la commedia dell’arte et l’improvisation. En 1937, il ouvre un Centre dramatique pour la jeunesse.

Après la guerre, il poursuit de multiples activités : conférences, stages, mises en scène, rédaction d’articles et de pièces.  Mais il se conssacrera de plus en plus  au centre dramatique pour la jeunesse, ainsi qu’à la Société d’histoire du théâtre, à sa Revue et à son émission radiophonique hebdomadaire : Prestiges du Théâtre (1949-1964).

En 1957, il crée l’Association du théâtre pour l’enfance et la jeunesse (ATEJ).

Traducteur de Constantin Stanislavski et pionnier de l’éducation populaire, il a influencé le théâtre amateur et professionnel. Par ses méthodes de formation des acteurs à travers l’expression corporelle et l’improvisation autant que par sesexigences éthiques, il a marqué la réformation dramatique française, faisant naître les futurs responsables des premiers centres dramatiques nationaux que sont Hubert Gignoux et Maurice Jacquemont,  mais aussi  des animateurs et metteurs en scène comme Jean-Pierre Grenier et Olivier Hussenot. Son enseignement fut largement diffusé avant la Seconde Guerre mondiale grâce aux réseaux du scoutisme et des mouvements de jeunesse.

Bibliographie succincte :

Le théâtre et la jeunesse, de Léon Chancerel, éditions Bourreliers et Cie, 1941.

Un réformateur du Théâtre. de  J. Cusson, la Hutte, Paris 1945.

Histoire d’une famille théâtrale, de Hubert Guignoux, l’Aire, Lausanne, 1984.